Bien faire ses comptes…

Les bons comptes font les bons amis nous rabâche le dicton populaire… petit moment de règlement de comptes avec monsieur mon futur ex mari… bien sûr la séparation et ses passages obligés c est le moment idéal pour régler tout ça… se balancer à la g…. près de 20 ans de rancunes accumulées c’est le lot commun de tous ceux qui se séparent. Version comptable des sentiments. Vils règlements de compte…

Monsieur mon futur ex est du genre comptable. Tout dans notre vie commune a été consciencieusement pesé, prévu, mesuré, comptabilisé… au point que le tableur Excel était l’outil privilégié de communication au sein du couple… ça et le mail professionnel… comment s’envoyer des mails pro au lieu de se parler, se regarder, se toucher…

Petit retour de bâton… la séparation est actée… chacun chez soi…

En plein échange linguistique franco allemand… 5 filles à la maison. Ça en fait des bouches à nourrir et par voie de conséquences une petite corvée de courses à assumer… on cohabite le temps du séjour, histoire de rejouer une énième fois la comédie de la famille parfaite… monsieur se charge des courses, ça fait partie de ses nouvelles bonnes résolutions de mec quasi parfait. On ne sait jamais… je pourrais regretter de l’avoir quitté… ultime tentative de séduction… bref! Monsieur revient bien énervé et agacé (il n a jamais aimé le supermarché, la caisse qui n’avance jamais, la mamie qui ne trouve rien dans son porte-monnaie…) et fulmine dans la cuisine : 7 personnes à nourrir pendant 3 jours et personne pour m aider!!! Suant, râlant, vituperant… côté glamour et séduction y a encore des progres à faire… du coup je ris intérieurement et mon amusement doit se voir sur ma figure… il explose… c’est quoi la raison de cette hilarité? Rien. Pas grand chose… il vient de faire à grand peine les courses de 3 jours pour 7 personnes alors que j ai fait pendant 15 ans les courses pour 5… on est loin du compte!!! 3 jours… 15ans…

 

Publicités

Ecouter son cœur

Ne plus jamais faire semblant, ne plus jamais se mentir… Respirer librement hors de toute contrainte et écouter les battements de son cœur, ce rythme personnel et si particulier qui vous en dit long sur vous même, sous réserve que l’on sache l’écouter. L’écouter vraiment! Avec bienveillance et attention, comme on le fait avec un être cher que l’on sait fragile ou vulnérable… Avec tendresse et sans jugement, avec respect et concentration. Car il en a des choses à nous dire, ce cœur qui s’emballe, qui s’agite, qui bondit, qui palpite… ou bien qui se crispe, s’endurcit, s’arrête l’éclair d’un instant en un spasme douloureux… J’aurais dû l’écouter bien plus souvent et surtout lui laisser prendre la parole. Des années entières passées à ignorer  ces pincements qui à force de se répéter en deviennent une douleur, douleur permanente et lancinante. Je l’ai cerclé de fer pour ne pas le laisser exploser, je l’ai foutu au fond du congélateur pour l’empêcher de me parler… malgré tous mes efforts désespérés pour le faire taire , il est remonté à la surface, il a refait tout le chemin en sens inverse, à contre courant et il m’a parlé, il m’a parlé avec une telle force, m’a privée du sommeil, du repos à chaque mot que je lisais de toi, à chaque souvenir que tu écrivais de nous… tu as ressuscité mon âme. Tu es VIVANT!! Le soleil est devenu bien plus chaud car je sais qu’il te touche, l’oiseau chante merveilleusement car je sais que tu peux l’entendre. Chaque seconde est plus intense, plus douloureuse aussi car je ne sais pas si elle m’emmène  encore un peu plus loin de toi ou si elle me rapproche enfin de l’instant qui me ramènera vers toi. T’approcher, te voir, te parler, te toucher… Mon cœur n’espère que ça…

un besoin vital de choses non essentielles…

Vivre ma vie d’instit et de mère de famille (nombreuse de surcroit) en décembre à 10 jours des vacances, c’est tout d’abord avoir une boule d’angoisse au creux du ventre… pas très grosse, rien de grave… juste le sentiment d’être totalement débordée, embarquée dans un tourbillon, une spirale de choses à faire, toutes plus essentielles les unes que les autres, avec une date de péremption imminente : tout doit être fait, classé, rendu, bouclé, contrôlé, organisé. Et plus la date fatidique se rapproche et plus les chances d’y arriver s’amenuisent. Comme chaque année, en décembre…

Et chaque année, on se dit qu’on ne nous y reprendra plus, qu’on s’y prendra bien avant, qu’on limitera les items de ces p…. d’évaluations, que les commentaires on les fera moins longs, que la carte de Noël n’est peut-être pas nécessaire, que les courses, le ménage, les lessives, les transport des enfants aux multiples activités, les consultations médicales (quelle idée d’être malade en décembre!!!), on prendra du recul et on en fera moins (comme si c’était possible!!!), on essaiera de passer ce fichu mois en mode « économie d’énergie ».

Et comme chaque année en décembre, on se retrouve acculé, épuisé par toutes ces tâches essentielles que l’on honore parce que l’on ne se donne pas d’autre choix.

Du coup, cette année, alors que le burn-out me guette (rien de grave, je l’ai dit, c’est tous les ans pareil…), j’ai pris une nouvelle bonne résolution, pas une de celles que l’on se fait en janvier et que l’on ne tiendra pas, non! Cette année je me mets à consacrer du temps à des activités « non essentielles à la bonne marche de la vie quotidienne familiale ou professionnelle ». Du temps pour lire (ça fait quelques années que j’ai repris le chemin de la bibliothèque, bien heureusement!), pour réfléchir, réfléchir vraiment (au calme je m’entends… pas entourée d’une horde de petits gnomes de 6ans, ni dans la voiture entre 2 transports collège-handball-gymnase-docteur, ni même encore entre les rayons yaourt et boucherie du supermarché) et pour ECRIRE (le saint Graal…  il faut du temps à « perdre », de la tranquillité, un endroit pour soi…) Du temps! Ce bien précieux dont je manque tant!

Justement, c’est peut-être quand l’on en manque qu’il faut le prendre, le consacrer toutes ces activités qui font que l’on est réellement vivant . Celles que l’on ne fait jamais. Celles que l’on rêve de pouvoir faire un jour, celles que l’on remet à demain… quand on aura le temps, quand on aura le courage, quand on n’aura rien d’autre à faire… et ce jour-là n’arrive jamais…

Aujourd’hui, je décide de perdre sciemment un peu de mon si précieux temps d’instit et de mère de famille dans la tenue d’un blog… Je vais ECRIRE!!!!!!!

(Voilà qui promet d’être des plus passionnant!!!)